Le Médecin des Pauvres

Maladie · MAL027

Maladies de peau

Source : Beauvillard, Le Médecin des Pauvres (1912), p. 175.

Informations

Catégorie
Peau / Affection cutanée

Description / Symptômes

Les maladies de peau étaient présentées comme très nombreuses. Les plus fréquentes citées étaient l'eczéma, le psoriasis, le sycosis, la pelade, l'acné, les ulcères variqueux et la gourme des enfants. L'eczéma pouvait être sec ou humide : humide, il débutait par de petites vésicules laissant échapper une gouttelette de liquide séreux qui, en se desséchant, formait des croûtes, l'eczéma devenant alors sec. Le psoriasis était caractérisé par des squames (sortes d'écailles) à l'aspect de bougie, qui s'effritaient par frottement en poussière farineuse, surtout aux genoux et aux coudes. Le sycosis, ou maladie de la barbe, se marquait par la chute de la barbe et des cheveux avec des boutons formant parfois des croûtes. L'acné se présentait sous forme de boutons en saillie à pointe généralement noire, d'où sortait par pression une matière en forme de ver. Les ulcères variqueux se formaient à la suite d'une écorchure à l'endroit des varices, souvent du fait du grattage, et s'agrandissaient s'ils n'étaient pas soignés. La gourme des enfants se caractérisait par de petites pustules se transformant en croûtes jaunâtres, surtout au visage, autour des lèvres, au menton, aux oreilles et au cuir chevelu ; elle était jugée contagieuse. On rattachait souvent ces affections à une mauvaise digestion, à une circulation défectueuse ou à des manifestations rhumatismales.

Traitement(s) recommandé(s)

On lavait les parties malades avec une décoction de feuilles de sauge ou d'écorce de chêne. Dans les cas d'ulcères, on prenait tous les deux jours des bains de jambes dans de l'eau très chaude (un grand pot de grès cylindrique convenait), ou mieux dans une décoction de sauge, de serpolet ou de marjolaine. On buvait de la tisane de pensées sauvages (les fleurs valant mieux que les feuilles), de centaurée ou de bardane. Traitement particulier : on faisait bouillir 30 grammes d'écorce de chêne et deux cuillerées à soupe de poudre sédative de Homberg dans un litre et demi d'eau jusqu'à réduction à un litre ; on passait au travers d'un linge fin et l'on lavait avec ce liquide tiède trois fois par jour. On buvait aussi quelques tasses de tisane dépurative ; on citait la salsepareille composée comme dépuratif réputé puissant pour ces cas.

À explorer : peau et affections cutanées : remèdes traditionnels · les remèdes naturels.

Texte du livre

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Les maladies de peau étaient si nombreuses qu'elles pouvaient seules faire l'objet d'un gros volume. Les plus fréquentes citées étaient l'eczéma, le psoriasis, le sycosis, la pelade, l'acné, les ulcères variqueux et la gourme des enfants. L'eczéma pouvait être sec ou humide. Humide, il débutait par l'apparition de petites vésicules qui laissaient échapper une gouttelette de liquide séreux ; en se desséchant, ce liquide formait des croûtes et l'eczéma devenait sec. Le psoriasis était caractérisé par la présence de squames, sortes d'écailles dont l'aspect rappelait celui de la bougie ; elles s'effritaient par le frottement et tombaient en poussière farineuse. Le psoriasis pouvait affecter toutes les parties du corps, mais surtout les genoux et les coudes. Le sycosis, ou maladie de la barbe, était caractérisé par la chute de la barbe et des cheveux, avec présence simultanée de boutons formant parfois des croûtes. La pelade était jugée trop connue pour être rappelée. L'acné se présentait sous forme de boutons faisant saillie, à pointe généralement noire ; par une simple pression, il en sortait une matière ayant la forme d'un ver. Les ulcères variqueux se formaient généralement à la suite d'une écorchure ou égratignure survenue à l'endroit des varices, souvent provoquée par le malade qui se grattait en raison de vives démangeaisons ; l'ulcère s'agrandissait chaque jour s'il n'était pas soigné énergiquement. La gourme des enfants était caractérisée par l'apparition de petites pustules se transformant en croûtes jaunâtres, observées surtout au visage, au pourtour des lèvres, au menton, aux oreilles et même au cuir chevelu ; elle était réputée contagieuse. On attribuait souvent ces affections à une âcreté du sang, à une mauvaise digestion, à une circulation défectueuse ou à des manifestations rhumatismales. On lavait les parties malades avec une décoction de feuilles de sauge ou d'écorce de chêne. Dans les cas d'ulcères, on prenait tous les deux jours des bains de jambes dans de l'eau très chaude ; un grand pot de grès cylindrique, du type employé pour conserver le porc salé, convenait bien. Au lieu d'eau chaude, on pouvait avantageusement se servir d'une décoction de sauge, de serpolet ou de marjolaine. On buvait aussi de la tisane de pensées sauvages (les fleurs valant mieux que les feuilles), de centaurée ou de bardane. Traitement particulier. On faisait bouillir 30 grammes d'écorce de chêne et deux cuillerées à soupe de poudre sédative de Homberg dans un litre et demi d'eau jusqu'à réduction à un litre ; on passait au travers d'un linge fin et l'on lavait avec ce liquide tiède trois fois par jour. On buvait quelques tasses de tisane dépurative, la salsepareille composée étant citée comme le dépuratif le plus puissant pour ces cas. La poudre sédative de Homberg s'employait à cet usage.
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Bllm sont tellement nombreuses qu'il serai !iSMeUU ém m Immtom fa$m tek puiacru'Êl les pourraient seules faire l'objet d'un gros vd îuBtîè. m l'Eczéma, le Psoria- Les plus fréquentes sont sis, le Sycosis, la Pelade, l'Acné, les Ulcères variqueux et la Gourme des enfants. L'Eczéma peut être sec ou humide Humide, Il débute par l'apparition de petites vésicules qui laissent échapper une goutelede de liquide séreux. Ce liquide desséche forme des. erOùtes et l'eczéma devient sec. Le Psoriasis est caractérisé par la présence de squames ou sortes d'écaillés dont l'aspect représente celui de la bougie. Les squames s'effritent par le frottement et tombent en poussière farineuse. Le psoriasis affecte toutes les parties du corps, mais surtout les genoux et tes coudes. Le SycosiiS ou maladie de la barbe est caracté risé par la chute de la barbe et aussi des chè' veux, avec présence simultanée de boutons qui forment quelquefois des croûtes. La Pelade est trop connue pour la rappeler ici L'Acné se présente sous là forme de boutons qui forment saillie et dont la pointe est généralement noire. Par une simple pression, il sort une matière qui présente la forme d'un ver. Les Ulcères variqueux se forment générale ment par suite d'une écorchure ou égratignure quelconque occasionnée à l'endroit où siègent les varices. Ces écorchures sont souvent provoquées Sar le malade qui se gratte parce qu'il éprouve e vives démangeaisons. L'ulcère va chaque jour en s'agrandissant si on ne le soigne énergiquement La Gourme des Enfants est caractérisée par l'apparition de petites pustules qui se transfor ment en croûtes jaunâtres et s'observent surtout à la face, au pourtour des lèvres, au menton, oreille et même au cuir chevelu, La gourme est mmtagkme, &mmmi tâMmtoh m Wmm toujours m infections sont provoquées par l'âëretf'du snj' Souvent leur origine vient d'une mauvaise m-- gestion, d'une circulation de sang défectueuse ou de manifestations rhumatismales. Lavez les parties malades avec une décoction de feuilles de.sauge ou encore avec une décoction d'écorce de chêne. Dans les cas d'ulcères, prenez lotis les deuft jours des bains de jambes dans de l'eau très chaude, (Un grand pot! de grès cylindrique dont on se sert pour conserver le porc salé convient très bien.) Au lieu d'eau chaude pour ces bains, on peut, avec plus d'avantage, se servir d'une décoction de sauge, de serpolet ou de marjor laine, Boire de la tisane de pensées sauvages (les fleurs valent mieux que les feuilles), de centaurée ou de bardane. Traitement spécial - Faites bouillir 30 grammes d'écorce de chêne et deux cuillerées à soupe de Poudre sédative de Uomberg dans un litre et denti d'eau jusqu'à réduction d'un litre. Passez au travers d un linge fin et lavez avec ce liquide tiède trois fois par jour. Buvez quelques tasses de tisane préparée avec notre Mélange dépuratif (la boîte prise dans ÛOS bul'eaux, 2i'r. 50 ; franco, 2fr.75). Le dépuratif le plus puissant pour ces cas est la Salsepareille composée (voir page 288). La. Poudre sédative de'Uomber'g vaut 1 fr. 50 et 1 fr. 75 par la poste. Pour la gourtne des enfants voir Eob vêgêtottmnique (page 292). JV B. - Nous pourrons donner xm conseil utile à nos lecteurs pour chacune de ces affections et leur indiquer le régime approprié à chacune (relies. Ecrire dmm ce cas à M. le docteur BeauvUlard, %i% rue de Lyon, qui répondra gratté gftjle co.uts $& -..-..-! --J., ;... <&' LMI 'MJ Mè&i -... - Pierre,. G

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Questions fréquentes

Comment soignait-on maladies de peau autrefois ?

On lavait les parties malades avec une décoction de feuilles de sauge ou d'écorce de chêne. Dans les cas d'ulcères, on prenait tous les deux jours des bains de jambes dans de l'eau très chaude (un grand pot de grès cylindrique convenait), ou mieux dans une décoction de sauge, de serpolet ou de marjolaine. On buvait de la tisane de pensées sauvages (les fleurs valant mieux que les feuilles), de centaurée ou de bardane. Traitement particulier : on faisait bouillir 30 grammes d'écorce de chêne et deux cuillerées à soupe de poudre sédative de Homberg dans un litre et demi d'eau jusqu'à réduction à un litre ; on passait au travers d'un linge fin et l'on lavait avec ce liquide tiède trois fois par jour. On buvait aussi quelques tasses de tisane dépurative ; on citait la salsepareille composée comme dépuratif réputé puissant pour ces cas.

Quelles plantes étaient utilisées contre maladies de peau ?

Bardane, Chêne, Lin, Salsepareille, Serpolet

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⚠ Avertissement. Site purement documentaire et historique qui ne donne aucun conseil médical. Plusieurs plantes mentionnées (aconit, belladone, digitale, pavot, jusquiame, bryone…) sont des poisons violents. Toujours faire ses propres recherches et ne jamais s’auto-médiquer : consultez un médecin ou un pharmacien.