Le Médecin des Pauvres

Maladie · MAL018

Cors aux pieds

Source : Beauvillard, Le Médecin des Pauvres (1912), p. 161.

Informations

Catégorie
Peau / Affection cutanée

Description / Symptômes

Cors aux pieds, œils-de-perdrix, durillons et oignons : épaississements et callosités douloureuses de la peau du pied.

Traitement(s) recommandé(s)

Traitement ordinaire. On prenait un oignon (bulbe) de lis, des jardins ou des vallées, qu'on pilait et qu'on appliquait en guise de pommade sur le cor ; ce remède était réputé avoir guéri beaucoup de personnes. Un autre moyen consistait à faire tremper pendant une journée, dans un demi-verre de fort vinaigre, des feuilles de lierre grimpant ou des queues de poireau ; on retirait ces feuilles ou queues du vinaigre et, après les avoir bien égouttées, on en appliquait un morceau encore imbibé de vinaigre sur la callosité, qu'on maintenait avec une bandelette de toile jusqu'au lendemain matin. On retirait alors la bandelette et la feuille, puis on faisait disparaître avec l'ongle le cor ramolli. On pressait avec le doigt pour vérifier qu'il ne restait pas de parcelles de la racine du cor : en l'absence de douleur, la guérison était réputée complète ; au contraire, si l'on éprouvait la moindre douleur (signe qu'il restait des parcelles de racine), on frottait vivement la place du cor avec un petit morceau d'oignon de lis, après quoi, au bout de dix minutes, il ne restait plus aucune trace de la callosité. Traitement spécial. On employait un spécifique du commerce, réputé soulager immédiatement et guérir en peu de jours.

À explorer : peau et affections cutanées : remèdes traditionnels · les remèdes naturels.

Texte du livre

Texte transcrit depuis l’OCR d’origine (3 corrections appliquées sur les coquilles systématiques).

Cors aux pieds, œils-de-perdrix, durillons et oignons : callosités douloureuses de la peau du pied. Traitement ordinaire. On pilait un oignon (bulbe) de lis, des jardins ou des vallées, qu'on appliquait en pommade sur le cor. Un autre moyen consistait à faire tremper une journée, dans un demi-verre de fort vinaigre, des feuilles de lierre grimpant ou des queues de poireau ; on en appliquait ensuite un morceau, encore imbibé de vinaigre, sur la callosité, maintenu par une bandelette de toile jusqu'au lendemain. On retirait alors la feuille et on enlevait avec l'ongle le cor ramolli. On pressait avec le doigt pour s'assurer qu'il ne restait pas de parcelles de racine ; s'il subsistait une douleur, on frottait la place du cor avec un morceau d'oignon de lis, et au bout de dix minutes il ne restait plus de trace de la callosité. Traitement spécial. On employait un spécifique du commerce, réputé soulager immédiatement.
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OEils-de-Perdrix, Durillons, Oignons, etc. Traitement ordinaire. - On prend l'oignon du lis (soit des jardins, soit des vallées), on le pite et on l'applique en guise de pommade sur le cor. Ce remède a guéri beaucoup de personnes qui avaient expérimenté des milliers de remèdes sans succès. ' Un autre remède bien simple et qui donne toujours de très bons résultats, consiste à faire tremper dans un demi-verre de fort vinaigre, et cela pendant une journée, des feuilles de lierre Srimpant ou même des queues de poil'eau (vert u poil'eau), retirer du vinaigre lesdites feuilles le }j$$ m î# ou queues de poil'eau et, après aypjrbien Il 0 mpiiillf en appliquer un morceau (toujours de vinaigre) sur la callosité ; avec une paride- lette de toile, l'attacher pour la maintenir ju qu'au lendemain matin. On enlève la andelette et la feuille ou nrert de poil'eau, et avec l'ongle, on fait disparaître le cor, qui est complètement ramolli. Avoir soin de bien presser avec le doigt pour voir s'il ne resfè pas quelques parcelles dé pointe pu racine du cor. Si on ne sent aucime douleur, ta guèrison est complète ; si, au contraire, on éprouve la moindre douleur, ce qui ïnihV qie qu'ii y a encore des parcelles de racine, on frotte vivemept avec un petit morceau d'oignon de lis sur la place qu'occupait le cor. Au bout de dix mniutes, il ne reste plus aucune trace de la callosité et la guèrison est radicale. Traitement spécial. - Lé Spécifique Peyronnét, soulage immédiatement et guérit en peu de jours. Prix : 1 franc ; franco, Ifr. 25. CQBYgA OU RHUME BE PPEVÎI Les causes du coryza sont le froid aux pieds, le froid subit à la tête, provenant du passagi brusque d'une température chaude h une të&p' pérautre froide, On s'en préserve en aant golf Ile -te- lâW. tous.- lès matins! la" figuré S reït froide, et mieux encore tout Ce corpl Néalv moinslorsqu'on n'a pu l'éviter, nous conseillons ce qui suit ; 1° Coupez un citron en deux : pressez la.tftole tié dans votre main et reniflez-en fortement le jus ; après avoir éternué, faites-en de même de l'autre moitié. On guérit ainsi le rhume de cerveau et on prévient presque toujours l'érysipèle et le rhume de poitrine.. Se graisser le nez en se couchant avec du. Suif et boire deux bols d'infusion de sul'eau afin de provoquer la transpiration ; le lendemain,/êNU ter le passage subit d'une température chaude à une température opposée et continuer jusqu'à] guèrison complète. COUPURES, BLESSURES A moins de coupures graves oui de blessures, qui nécessitent toujours l'intervention du médecin, la seule marche à suivre est celle-ci : laisser saigner un peu, sans forcer, laver avec de î'eéa ttèae additionnée de quelques cuillerées d'eau f p boriouée sécher en essuyant, rapprocher m f te tio et !• mi$m$$ yflill'ip de petites bandelettes de sparadrap recouvert di ouate'hydrophile boriquée ; enfin consolider à l'aide d'une bande de toile ; arroser ensuite, de temps en temps, avec de l'eau boriquée.

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Questions fréquentes

Comment soignait-on cors aux pieds autrefois ?

Traitement ordinaire. On prenait un oignon (bulbe) de lis, des jardins ou des vallées, qu'on pilait et qu'on appliquait en guise de pommade sur le cor ; ce remède était réputé avoir guéri beaucoup de personnes. Un autre moyen consistait à faire tremper pendant une journée, dans un demi-verre de fort vinaigre, des feuilles de lierre grimpant ou des queues de poireau ; on retirait ces feuilles ou queues du vinaigre et, après les avoir bien égouttées, on en appliquait un morceau encore imbibé de vinaigre sur la callosité, qu'on maintenait avec une bandelette de toile jusqu'au lendemain matin. On retirait alors la bandelette et la feuille, puis on faisait disparaître avec l'ongle le cor ramolli. On pressait avec le doigt pour vérifier qu'il ne restait pas de parcelles de la racine du cor : en l'absence de douleur, la guérison était réputée complète ; au contraire, si l'on éprouvait la moindre douleur (signe qu'il restait des parcelles de racine), on frottait vivement la place du cor avec un petit morceau d'oignon de lis, après quoi, au bout de dix minutes, il ne restait plus aucune trace de la callosité. Traitement spécial. On employait un spécifique du commerce, réputé soulager immédiatement et guérir en peu de jours.

Quelles plantes étaient utilisées contre cors aux pieds ?

Poil'eau, Sul'eau

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⚠ Avertissement. Site purement documentaire et historique qui ne donne aucun conseil médical. Plusieurs plantes mentionnées (aconit, belladone, digitale, pavot, jusquiame, bryone…) sont des poisons violents. Toujours faire ses propres recherches et ne jamais s’auto-médiquer : consultez un médecin ou un pharmacien.