Le Médecin des Pauvres

Maladie · MAL013

Brûlures

Source : Beauvillard, Le Médecin des Pauvres (1912), p. 155.

Informations

Catégorie
Peau / Affection cutanée

Description / Symptômes

Affection de la peau causée par le contact du feu, d'un liquide bouillant ou d'un corps brûlant. Selon leur gravité, les brûlures provoquaient douleur, rougeur, ampoules et plaies.

Traitement(s) recommandé(s)

Traitement par l'acide picrique. On prenait chez un pharmacien, un droguiste ou un herboriste de l'acide picrique en sel (et non en liquide), qu'on faisait dissoudre dans un litre d'eau froide ; on lavait ensuite la partie brûlée avec cette solution. On rapportait que la douleur était supprimée, que les plaies et les ampoules ne se formaient pas, et que la guérison était complète en trois à cinq jours sans laisser de traces ; seule la peau était jaunie, ce que l'on faisait disparaître en se lavant avec de l'eau mélangée d'acide borique. Traitement par le lait. Lorsqu'on s'était brûlé d'une manière quelconque, on plongeait rapidement, si l'on en avait sous la main, la partie atteinte dans du lait et on l'y tenait immergée ; sinon, on la recouvrait de compresses imbibées de lait jusqu'à ce que toute douleur eût cessé. On affirmait que, quelle que fût la gravité du mal, la guérison ne se faisait pas longtemps attendre. À défaut de lait, on employait du pétrole ou de l'huile, mais ces deux derniers étaient réputés moins rapides.

À explorer : peau et affections cutanées : remèdes traditionnels · les remèdes naturels.

Texte du livre

Texte transcrit depuis l’OCR d’origine (3 corrections appliquées sur les coquilles systématiques).

Affection de la peau causée par le contact du feu, d'un liquide bouillant ou d'un corps brûlant. Traitement par l'acide picrique. On prenait chez un pharmacien, un droguiste ou un herboriste de l'acide picrique en sel (et non en liquide), qu'on faisait dissoudre dans un litre d'eau froide ; on lavait ensuite la partie brûlée avec cette solution. On rapportait que la douleur était supprimée, que les plaies et les ampoules ne se formaient pas, et que la guérison était complète en trois à cinq jours sans laisser de traces ; seule la peau était jaunie, ce que l'on faisait disparaître en se lavant avec de l'eau mélangée d'acide borique. Traitement par le lait. Lorsqu'on s'était brûlé, on plongeait rapidement la partie atteinte dans du lait et on l'y tenait immergée ; sinon, on la recouvrait de compresses imbibées de lait jusqu'à ce que toute douleur eût cessé. On affirmait que la guérison ne se faisait pas longtemps attendre, quelle que fût la gravité du mal. À défaut de lait, on employait du pétrole ou de l'huile, réputés moins rapides.
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Un remède nouveau. - Le docteur Thierry, médecin à l'hôpital de la Charité, à Paris, vient de faire une précieuse découverte qui rendra de grands services. Prenez chez un pharmacien, un droguiste ou un herboriste pour'10 centimes d'acide picrique en sel (refuser celui en liquide), faites-le dissourire dans un litre d'eau froide et lavez avec cette solution la partie brûlée. Toute douleur est supprimée instantanément, les plaies et les ampoules ne se forment pas et la guéirson est complète en 3 à 5 jours sans laisser de traces ; seule la peau est jaunie, mais on peut faire disparaître cela en se lavant les mains avec de l'eau mélangée avec de l'acide borique. OuêHeon des brûlures par le lait - Lorsqu'on A Wâ torâlé d'une manière guelcangue il faut m iôti w pidement, si on en a sous la main, plonger ïa partie atteinte et la tenir immergée dans du lait, ou bien, ne la pouvant baigner, la recouvrir de compresses imbibées de ce lait, jusqu'à ce que toute douleur ait cessé. Quelle que soit la gravité de ce mai, la guérison complète ne se fera pas longtemps attendre. Au lieu de se servir de lait, on peut employer du pétrole ou de l'huile, mais ces deux derniers ingrédients ne donnent pas de résultats aussi rapides,

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Questions fréquentes

Comment soignait-on brûlures autrefois ?

Traitement par l'acide picrique. On prenait chez un pharmacien, un droguiste ou un herboriste de l'acide picrique en sel (et non en liquide), qu'on faisait dissoudre dans un litre d'eau froide ; on lavait ensuite la partie brûlée avec cette solution. On rapportait que la douleur était supprimée, que les plaies et les ampoules ne se formaient pas, et que la guérison était complète en trois à cinq jours sans laisser de traces ; seule la peau était jaunie, ce que l'on faisait disparaître en se lavant avec de l'eau mélangée d'acide borique. Traitement par le lait. Lorsqu'on s'était brûlé d'une manière quelconque, on plongeait rapidement, si l'on en avait sous la main, la partie atteinte dans du lait et on l'y tenait immergée ; sinon, on la recouvrait de compresses imbibées de lait jusqu'à ce que toute douleur eût cessé. On affirmait que, quelle que fût la gravité du mal, la guérison ne se faisait pas longtemps attendre. À défaut de lait, on employait du pétrole ou de l'huile, mais ces deux derniers étaient réputés moins rapides.

Quelles plantes étaient utilisées contre brûlures ?

Pomme de terre (crue ràpée), Lis blanc, Lin, Carotte, Millepertuis (huile)

Couverture du livre Le Médecin des Pauvres

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⚠ Avertissement. Site purement documentaire et historique qui ne donne aucun conseil médical. Plusieurs plantes mentionnées (aconit, belladone, digitale, pavot, jusquiame, bryone…) sont des poisons violents. Toujours faire ses propres recherches et ne jamais s’auto-médiquer : consultez un médecin ou un pharmacien.