Animal · ANI016
La vache
Source : Beauvillard, Le Médecin des Pauvres (1912), p. 217.
Informations
- Animal
- Vache
- Type d'information
- Soins / élevage
Description
Le bœuf et la vache étaient tenus pour les animaux les plus estimés et les plus utiles : ils semblaient méconnaître leur force pour se plier à la volonté de l'homme, partageaient avec lui les travaux pénibles de la campagne, défrichaient les terres, préparaient les moissons, transportaient les grains. Maladies principales de l'espèce bovine. Les veaux. — Quand un veau était malade, on le mettait aussitôt à la diète.
Texte du livre
Texte transcrit depuis l’OCR d’origine (9 corrections appliquées sur les coquilles systématiques).
Le bœuf et la vache étaient tenus pour les animaux les plus estimés et les plus utiles : ils semblaient méconnaître leur force pour se plier à la volonté de l'homme, partageaient avec lui les travaux pénibles de la campagne, défrichaient les terres, préparaient les moissons et transportaient les grains. Maladies principales de l'espèce bovine. Les veaux. — Quand un veau était malade, on le mettait aussitôt à la diète et on le nourrissait simplement de la boisson suivante : un litre d'eau tiède, une petite poignée de farine et de 40 à 50 grammes de miel. La diarrhée. — Après les soins ci-dessus, on faisait boire au malade, à jeun, un demi-verre de vin sucré et tiède. D'autres lui donnaient une forte infusion de menthe poivrée dans laquelle ils faisaient dissoudre 20 grammes de magnésie. D'autres encore se contentaient de donner, matin et soir, un œuf cru. Indigestion (vaches). — Quand une vache avait une indigestion, elle regardait ses flancs, refusait de manger et avait les yeux saillants. On lui imposait une diète absolue et on lui faisait avaler un litre de vin chaud dans lequel on avait fait bouillir des plantes aromatiques : thym, serpolet, verveine, sauge, etc., ou de la cannelle. Inflammation du pied. — On veillait d'abord à ce que la litière fût sèche et très propre, et l'on assurait un repos complet. On donnait ensuite des bains de pieds à l'eau tiède additionnée de soufre, puis on enveloppait le pied d'un cataplasme de son et de soufre. Coliques. — Maladie grave pour laquelle on recourait aussitôt au vétérinaire. En attendant, on donnait des lavements de graines de lin ou de mauve et l'on frictionnait bien le ventre et les flancs avec des fers à repasser ou des briques chaudes, en ayant soin de les envelopper de linges. La météorisation. — C'était le ballonnement occasionné par certains aliments verts ou crus : la luzerne, le trèfle, les pommes de terre, etc. On faisait marcher l'animal à une bonne allure, sans toutefois le faire courir, on lui jetait sur les flancs de l'eau froide pendant vingt minutes en lui tenant la tête élevée, et on lui faisait avaler toutes les heures un litre d'eau froide assez fortement salée. On pouvait remplacer cela par une cuillerée à bouche d'eau de Javel dans un litre d'eau. Si au bout de deux ou trois heures le mal ne cessait pas, on faisait venir le vétérinaire. Le bœuf. — Les bœufs étaient sujets, en général, aux mêmes maladies que les vaches et recevaient les mêmes soins, mais ils présentaient quelques maladies plus particulières. Le catarrhe des cornes se manifestait par une chaleur intense à la base des cornes ; on les rafraîchissait avec de l'eau froide en les enveloppant d'un vieux linge souvent humecté. Le coryza gangreneux était une maladie grave, produite par l'excès de travail, la mauvaise nourriture, le manque de soins et l'épuisement ; l'animal avait les yeux larmoyants d'un blanc laiteux, les paupières enflées, la respiration gênée et le museau atteint.
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Le boeuf et la vache sont, sans contredit, les animaux tes plus estimés et les plus utiles. Ils semblent méconnaître leur 'force pour se plier à la volonté de l'homme. Ils partagent avec lui les travaux pénibles de la campagne, ils défrichent nos terres, préparent nos moissons, transportent nos grains, etc. MALADIES PRINCIPALES >E L'ESPÈCE BOVINE Les veaux. - Quand un veau est malade, il faut, de suite, le mettre à la diète. On le nourrit simplement avec la noisson suivante : eau tiède, un litre ; farine, une petite poignée ; miel, 40à50 grammes.. La diarrhée. - Après avoir suivi les conseils ci-dessus, on fait boire au malad, à jeun, un demi-verre de vin sucré et tiède D'autres leur donnent une forte infusion de r icntha poivrée, dans laquelle ils ont soin de faire dissoudre 20 grammes de magnésie. Enfin, il y en a qui se contentent de leur donner, le maun et le soir, un oeuf cru. On peut aussi employer la Poudrv Lyonnaise, qui vaut 2fr. 50 ; franco par la poste, 3 francs (Voir page 229.). Indigestions, -• C'est avec du vin coupé d'eau qça périt le ™'3 S. Ser des JÏ&S, par 'w&fBfm la tisane AQESft nwive, de oru3tç, v •Vaches. - 1W&estion. ~ Quand % a uncyndiguon, eue regarde ses flancs, bam Wffi w roBe, refuse de manger : a la louche chaiïpi lès yëxix Kyftôpyants. Une aièfce absolue plropos, > Lui faire ; Àvif, er un litre de vin chaud dans le quel on aura fait bouilli)' des plantes aromatiques : du thym, du serpolet de la verveine, dV la sauge, etc., ou de la cannelle.. Inflammation du pied. - ïyaboràyifeir soin que la litière soit sèche et très proprjf. De plus, repos complet Ensuite., bains de pieds à relit tiède avec du soufre, "Fuis envelopper le pied avec un cataplasme de son et de soufre. E° Coliques. - C'est une maladie grave, avoir recours au vétérinaire de suite. En attendais lui donner des lavements de graines de lin ou de mauve. Bien frictionner le ventre et les relut avec des fers à repasser ou des briques chai des. Dans les deux cas, avoir soin d'envelopper les fers ou les briquets avec des linges. Éltxir Lyonnai. (Voir page 212.). La métêorîmtion, ~ C'est le ballonnement ocasionné par certains aliments verts ou crus : la luzerne, le uèfle, les pommes de terre, etc. Faire marcher 1animal à une bonne allure sans cependant le faire courir. Lui jeter sur les flancs, ; pendant vingt minutes, de Feau frolae, en lui tenant toujours la tête élevée. Lui faire avaler toutes ïes heures un litre d'eau froide assez fornement salée. On peut remplacer cela par une cuillerée à bouche d'eau de Javel dans un litr d'eau. Si au bout de deux ou trois heures, le mal ne cesse pas, laites venir le vétérinaire,. Vous pouvez employer aussi YElisoir méiéorU fêa$ï&Â9fûrt.&vbL du flacon : S francs itpar pas tait 3fr.75 franco. (Voir page 228ta Bonite. - !Les boeufs sont suj ets aux mômes maladies, en général, que le8>waches, et les soins doivent être les mêmes. Ils font cependant quel ftts maladies plus particulières. r o t0 Le catarrhe des cornes. - Se manifesté par une chaleur intense à la base des cornes Av6£ de l'eau froide entretenir la fraîcheur en les enveloppant avec un vieux linge que l'on humecte très souvent. 2° Coriza gangreneuse. - Cette maladie est grave ; elle est produite par l'excès de travail, la mauvaise nourriture, le manque de soins l'épuisement, etc. L'animal a des yeux larmoyants d'un blanc laiteux, les paupières sont enflées, lia respiration gênée et le museau a une te
