Le Médecin des Pauvres

Aliment · ALI006

Pain

Source : Beauvillard, Le Médecin des Pauvres (1912), p. 44.

Informations

Catégorie
Féculent / céréale

Description

Le pain de blé était réputé plus nourrissant que le pain de seigle et le pain de maïs, parce qu'il contient du gluten en plus grande quantité. La mie était jugée plus nourrissante que la croûte, car elle contient plus de fécule.

Conseils / Propriétés

Pour faire du pain, on prenait le son que l'on avait bluté, on le mettait dans une chaudière d'eau et on le faisait bouillir, puis on le passait ; en pétrissant le pain dans cette eau blanchie, on l'obtenait plus substantiel et en quantité accrue d'environ un quart. Le pain, base de l'alimentation populaire, devait être exempt de tout mélange étranger, nocif ou non. On dénonçait l'influence néfaste de la craie, de l'alun, du plâtre, de la sciure de bois et autres matières pulvérisées que l'on pouvait mêler au froment. Pour déceler une falsification, on jetait une pincée de farine dans de l'eau : la craie et le plâtre, plus lourds, tombaient au fond ; on obtenait le même effet en faisant bouillir de la mie de pain dans l'eau.

Précautions

Le pain frais et chaud était tenu pour indigeste ; on préférait le pain rassis, de la veille. Le pain mal cuit, moisi ou mêlé de farines avariées était jugé nuisible. Le pain bis (complet) était réputé plus nourrissant et plus laxatif que le pain blanc.

Texte du livre

Texte transcrit depuis l’OCR d’origine (6 corrections appliquées sur les coquilles systématiques).

Le pain de blé était réputé plus nourrissant que le pain de seigle et le pain de maïs, parce qu'il contient du gluten en plus grande quantité. La mie était jugée plus nourrissante que la croûte, car elle contient plus de fécule. Pour faire du pain, on prenait le son que l'on avait bluté, on le mettait dans une chaudière d'eau et on le faisait bouillir, puis on le passait ; en pétrissant le pain dans cette eau blanchie, on l'obtenait beaucoup plus substantiel et en quantité accrue d'environ un quart par rapport à l'ordinaire. Le pain étant la base de l'alimentation populaire, il importait à la santé publique qu'il fût exempt de tout mélange étranger, nocif ou non. On soulignait l'influence délétère que pouvaient avoir sur l'organisme des travailleurs, souvent sans autre nourriture, la craie, l'alun, le plâtre, la sciure de bois et autres matières susceptibles d'être pulvérisées et amalgamées au froment. Pour éprouver une farine suspecte, on jetait une pincée de farine dans de l'eau : si elle contenait de la craie ou du plâtre, ces matières, plus lourdes, allaient au fond ; on obtenait le même effet en faisant bouillir de la mie de pain dans l'eau.
Voir le verbatim OCR original (non corrigé)
Le pain de blé est plus nourrissant que ïe pain de seigle et le pain de mais, parce qu'il contient du gluten en plus grande quantité. La mie est plus nourrissante que la croûte, parce qu'elle contient plus de fécule. Voulant taire du Sain, prenez le son que l'on a bluté, mettez-le ans une chaudière d'eau et faites-le bouillir ; puis, passez-le ; pétrissez votre pain dans cette eau blanchie, et il sera beaucoup plus substantiel ; vous aurez ainsi un quart de plus de pain qu'à l'ordinaire. FAL3lF) : OATIO>f X>ÏJ PAIH Le Bain est la base de l'alimentation populaire. Il importe à la santé publique qu'il soit exempt de tout mélange étranger, nocif ou non. Or, on peut juger de la délétère influence que peuvent avoir sur l'organisme des travailleurs, qui n'ont souvent pas le moyen de se procurer une autre nourriture, lu craie, l'alun, le plâtre, la sciure de bois et autres matières susrepti blés d'être pulvérisées et amalgamisées ivec ta froment - ir Epreuve. - Si vous la soupçonnez d'être sus- {ecte :. Jetez une pincée de farine dans de 'eau ; si elle contient de la craie ou du plâtre, ces matières, étant plus lourdes, iront au fond, 2° Faites bouillir de la mie de pain dans l'eau le même effet se produira.

Liens croisés

Couverture du livre Le Médecin des Pauvres

Envie d’aller plus loin ?

Procurez-vous l’édition papier du Médecin des Pauvres.

Le livre →

⚠ Avertissement. Site purement documentaire et historique qui ne donne aucun conseil médical. Plusieurs plantes mentionnées (aconit, belladone, digitale, pavot, jusquiame, bryone…) sont des poisons violents. Toujours faire ses propres recherches et ne jamais s’auto-médiquer : consultez un médecin ou un pharmacien.