☠ Substance dangereuse ou toxique
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Aliment · ALI001
Aliments
Source : Beauvillard, Le Médecin des Pauvres (1912), p. 38.
Informations
- Catégorie
- Général
Description
Parmi les services que rendait la science alors moderne de l'hygiène, aucun n'était jugé plus important que la recherche d'une alimentation saine. Les divers aliments faisaient l'objet d'analyses quotidiennes dont les résultats étaient diffusés largement. On cherchait à savoir ce que chacun contenait, de quels éléments il était formé et comment ces éléments se comportaient dans l'organisme humain.
Conseils / Propriétés
On parvenait ainsi peu à peu à connaître le meilleur mode d'entretien de l'organisme, les dangers à éviter et les améliorations à obtenir. Tout ce que produisaient la terre, la main, le champ ou l'usine se trouvait, disait-on, chaque jour mieux utilisé aux besoins de l'espèce humaine ; les épidémies se faisaient plus rares, les maladies moins cruelles et la santé générale plus constante. L'auteur soutenait qu'il fallait manger pour vivre et non vivre pour manger, et observer en tout la plus stricte sobriété, regardée comme la règle sûre pour conserver la santé. On recommandait de se lever de table avec un reste d'appétit, la sobriété étant réputée prévenir et souvent guérir bien des maladies, tandis que l'intempérance abrégeait la vie et alourdissait les facultés intellectuelles. On préconisait une nourriture substantielle en hiver et plus légère en été, en variant les aliments selon les saisons.
⚠ Précautions
Une alimentation saine supposait des aliments frais, non falsifiés et adaptés à l'âge et au travail. On se méfiait des denrées avariées, corrompues ou falsifiées, réputées causer des dérangements d'estomac et d'intestin, des vomissements, des diarrhées, voire des fièvres putrides, ainsi que des conserves douteuses et des excès.
Texte du livre
Texte transcrit depuis l’OCR d’origine (6 corrections appliquées sur les coquilles systématiques).
Parmi les services que rendait la science alors moderne de l'hygiène, aucun n'était jugé plus important que la recherche d'une alimentation saine. Les divers aliments faisaient l'objet d'analyses quotidiennes dont les résultats étaient diffusés largement. On cherchait à savoir ce que chacun contenait, de quels éléments il était formé et comment ces éléments se comportaient dans l'organisme humain. On parvenait ainsi peu à peu à connaître le meilleur mode d'entretien de l'organisme, les dangers à éviter et les améliorations à obtenir. Tout ce que produisaient la terre, la main, le champ ou l'usine se trouvait, disait-on, chaque jour mieux utilisé aux besoins de l'espèce humaine ; les épidémies se faisaient plus rares, les maladies moins cruelles et la santé générale plus constante. On ne vivait pas seulement plus agréablement, mais plus longtemps. L'auteur soutenait que l'homme a besoin de manger pour vivre, mais qu'il ne doit pas vivre pour manger, et qu'il doit observer en tout la plus stricte sobriété, regardée comme la règle sûre pour conserver sa santé intacte. On recommandait de se lever de table avec un reste d'appétit : la sobriété seule était réputée prévenir et souvent guérir bien des maladies, tandis que l'intempérance tuait ou alourdissait les facultés intellectuelles. Après un repas copieux, disait-on, on a moins d'esprit dans le cerveau, on est plus animal et moins homme. On préconisait une nourriture substantielle en hiver et plus légère en été, l'estomac étant réputé inconstant et la nature offrant à chaque saison les aliments propres à cette variété. Les aliments malsains et l'intempérance étaient tenus pour cause de nombreuses maladies, le bon ou le mauvais état du corps dépendant presque entièrement du régime. Lorsque les aliments étaient altérés, corrompus ou falsifiés, on s'exposait à de graves dérangements d'estomac ou d'intestin, à des vomissements et à des diarrhées, et l'on attribuait à cette cause les maladies épidémiques contagieuses et la fièvre putride. L'intempérance était réputée abréger la vie en irritant les fonctions digestives et en provoquant de nombreuses indigestions. On tenait pour règle de ne prendre d'aliments et de boissons que sollicité par l'appétit, et de varier les aliments selon les saisons.
Voir le verbatim OCR original (non corrigé)
Entre les services que rend de nos jours la science si moderne de l'hygiène, il n'en est pas de plus important que la recherche d'une alimentation saine. Tous les articles qui y concourent sont quotidiennement l'objet d'analyses dont les résultats sont répandus aux quatre coins du monde. La liste en serait longue et difficile à établir. On demande à chacun d'eux ce qu'il contient, de quels éléments il est forme et comment ces éléments se comportent dans l'organisme humain. ?rt v-1 • On en arrive ainsi graduelJeraent à savoir quel est le meilleur mode d'entretien de notre organisme, les dangers à éviter, les améliorations à obtenir. Et tout ce que produisent la terre ou la main, le champ ou l'usine, se trouve chaque jour mieux utilisé aux besoins de notre espèce. Les épidémies se font plus rares. Les maladies sont moins cruelles. La santé générale est plus constante. Non seulement on vit plus agréablement, mais on vit plus longtemps et, en dépit des propos décourageants des misanthropes, nous ne pouvons nous empêcher de nous intéresser aux progrès scientifiques qui ont pour objet de • prolonger dans la plus large mesure le cours de notre existence, si attristée qu'elle puisse être par les circonstances, L'homme est tellement mortel qu'il a toujoum SBP ~pP. Iffln besoin de manger pour vte ; mais il ne 3©tt pas non plus vivre pour manger, et il doit toujours observer en tout la plus stricte sobriété. C'est la sûre règle pour conserver sa santé In- tacta On doit toujours se lever de table avec un restant d'appétit. La sobriété seule prévient et guérit souvent bien des maladies. L'intempérance tue ou appesantit nos facultés intellectuelles. Après un repas copieux, on a moins desprit dans le cerveau ; on est plus animal et moins homme. En hiver, une nourriture substantielle ; en été, une nourriture plus légère. L'estomac est inconstant, l'uniformité le gêne, et la Providence semble avoir voulu lui donner raison en nous donnant à chaque saison les aliments qui doivent entrer dans cette variété. Les aliments malsains et l'intempérance produisent beaucoup de maladies. On ne peut douter que le bon et le mauvais état de la constitution du corps ne dépende presque entièrement du régime. Le régime est donc d'une grande importance pour la santé. Lorsque les aliments sont altérés, corrompus, falsifiés, on est exposé à de graves dérangements d'estomac ou d'intestins ; on a des vomissements, on éprouve des dévoiements ; les maladies épidémiques contagieuses, la fièvre putride, n'ont souvent pas d'autre origine. L'inà tempérance abrège la vie parce qu'elle irrite les fonctions digestives, empêche leur bonne dK gestion de se faire et occasionne en outre de nombreuses indigestions. On est sûr d'avoir une heureuse vieillesse et de bien se porter ett sut vant le principe de ne prendre d'aliments ®t <k boissons qu'on n'y soit sollicité par Vappétit. la Mù Ù 14 'M On doit., varier les aliments suivant les ftp : tH"'i : -v soins '
