Le Médecin des Pauvres

Animal · ANI007

Empêcher les chevaux de manger l'avoine trop vite ; cheval poussif

Source : Beauvillard, Le Médecin des Pauvres (1912), p. 209.

Informations

Animal
Cheval
Type d'information
Soins / élevage

Description

Manger l'avoine trop vite. — On mélangeait à l'avoine un volume égal de paille hachée. Le cheval, ne pouvant avaler la paille hachée sans la mâcher, était bien forcé de broyer en même temps son avoine. Cheval poussif. — Un cheval poussif était un mauvais auxiliaire, bien que beaucoup de ces bêtes fussent le type achevé de l'endurance et du courage. Leur infirmité consistait en un emphysème pulmonaire, que l'on combattait par une bonne nourriture, du sucre et un peu d'acide arsénieux. Un spécialiste recommandait comme remède le marron d'Inde, administré à la dose de 100 à 300 grammes par jour, en affirmant obtenir des résultats remarquables (l'auteur laissait à ce spécialiste la responsabilité de sa prescription). Une publication agricole citait le cas d'une jument poussive, devenue très maigre et dont la respiration était très accélérée, puisqu'elle donnait au repos 24 respirations à la minute. Après un mois de traitement au marron d'Inde, ce chiffre était tombé à 16, puis à 11 seulement au bout de cinq mois ; la toux avait presque disparu, l'auscultation était bien meilleure et la bête faisait sans fatigue une course de 12 kilomètres en une heure. L'auteur jugeait l'essai digne d'intérêt, tout en trouvant le chiffre de 12 kilomètres à l'heure un peu fort pour un cheval poussif.

Texte du livre

Texte transcrit depuis l’OCR d’origine (3 corrections appliquées sur les coquilles systématiques).

Manger l'avoine trop vite. — On mélangeait à l'avoine un volume égal de paille hachée. Le cheval, ne pouvant avaler la paille hachée sans la mâcher, était bien forcé de broyer en même temps son avoine. Cheval poussif. — Un cheval poussif était un mauvais auxiliaire, bien que beaucoup de ces bêtes fussent le type achevé de l'endurance et du courage. Leur infirmité consistait en un emphysème pulmonaire, que l'on combattait par une bonne nourriture, du sucre et un peu d'acide arsénieux. Un spécialiste recommandait comme remède le marron d'Inde, administré à la dose de 100 à 300 grammes par jour, en affirmant obtenir des résultats remarquables (l'auteur laissait à ce spécialiste la responsabilité de sa prescription). Une publication agricole citait le cas d'une jument poussive, devenue très maigre et dont la respiration était très accélérée, puisqu'elle donnait au repos 24 respirations à la minute. Après un mois de traitement au marron d'Inde, ce chiffre était tombé à 16, puis à 11 seulement au bout de cinq mois ; la toux avait presque disparu, l'auscultation était bien meilleure et la bête faisait sans fatigue une course de 12 kilomètres en une heure. L'auteur jugeait l'essai digne d'intérêt, tout en trouvant le chiffre de 12 kilomètres à l'heure un peu fort pour un cheval poussif.
Voir le verbatim OCR original (non corrigé)
MÀNGEft L'AVOINE TROP VITE. - Mélanger à l'avoine un volume égal de paille hachée. Le cheval ne pouvant avaler la paille hachée sans la mâcher, sera bien forcé de broyer en même temps son avoine. CHEVAL POUSSIF. - C'est un mauvais auxiliaire qu'un cheval poussif, bien c{ue beaucoup de ces pauvres bêtes soient le type achevé de l'endurance et du couraga Leur infirmité consiste dans l'emphysème pulmonaire que l'on combat avec une bonne nourriture, du sucre et un peu d'acide arsênieux. Un spécialiste, M. Cautiget, recommande comme remède le marron d'Inde. Administrer le marron d'Inde, dit M. Cautiget, auquel nous laissons la responsabilité de sa prescription, à la dose de 100 ou 300 grammes par jour ; vous obtiendrez des résultats remarquables. La Qazettc des Camqagms cite le cas d'une jument poussive, devenue très maigre et dont la respiration était très accélérée, puisqu'elle donnait, au repos, 24 respirations à la minute. Après un mois de traitement donné au marron d'Inde, ce chiffre est tombé à 16, et à 11 seulement au bout de cinq mois ; la toux avait presque disparu, l'auscultation était beaucoup meilleure et la bête faisait, ans fatigue iine course de 12 kilomètres dan tme heure. / Cela vaut la peine d'en essayer bien que le chiffre de 12 kilomètres à lcure paraisse un peu fort japtir ta cheval poussif.
Couverture du livre Le Médecin des Pauvres

Envie d’aller plus loin ?

Procurez-vous l’édition papier du Médecin des Pauvres.

Le livre →

⚠ Avertissement. Site purement documentaire et historique qui ne donne aucun conseil médical. Plusieurs plantes mentionnées (aconit, belladone, digitale, pavot, jusquiame, bryone…) sont des poisons violents. Toujours faire ses propres recherches et ne jamais s’auto-médiquer : consultez un médecin ou un pharmacien.