☠ Substance dangereuse ou toxique
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Animal · ANI023
Le pétrole comme insecticide
Source : Beauvillard, Le Médecin des Pauvres (1912), p. 237.
Informations
- Animal
- Autre
- Type d'information
- Soins / élevage
Description
Certains insectes, comme le puceron lanigère du pommier, étaient protégés contre les liquides insecticides par une couche cireuse impénétrable à l'eau. Mais cet enduit protecteur était rapidement dissous par le pétrole. Atteint par le pétrole, l'insecte pouvait ainsi être détruit. Cette substance était réputée d'une efficacité remarquable, d'un prix très réduit et d'un emploi sans danger pour les plantes à sauvegarder.
Texte du livre
Texte transcrit depuis l’OCR d’origine (9 corrections appliquées sur les coquilles systématiques).
Certains insectes, comme le puceron lanigère du pommier, étaient protégés contre les liquides insecticides par une couche cireuse impénétrable à l'eau. Mais cet enduit protecteur était rapidement dissous par le pétrole. Atteint par le pétrole, l'insecte pouvait ainsi être détruit. Cette substance était réputée d'une efficacité remarquable, d'un prix très réduit et d'un emploi sans danger pour les plantes à sauvegarder. Préparation du pétrole émulsionné. Cette recette pouvait être employée en pulvérisation sur le feuillage des plantes, ou en application au pinceau et à l'éponge ; elle détruisait les parasites végétaux les plus tenaces. Dans 100 grammes d'eau tiède, on faisait dissoudre 100 grammes de savon noir en pâte. Dans cette première solution, on versait goutte à goutte 100 grammes de pétrole, tout en agitant vivement le mélange avec un balai de fil de fer, à la manière dont les ménagères faisaient les mayonnaises. L'émulsion obtenue pouvait ensuite être employée avec 50 fois son volume d'eau, et parfois davantage. Si, au lieu d'eau, on y ajoutait une solution nicotinée, telle que celle obtenue avec les jus de tabac cédés par les manufactures de l'État, on constituait l'insecticide le plus apte à être employé en horticulture. Pour détruire les moustiques, il n'y avait qu'à verser, tous les quinze jours, un peu de pétrole dans les mares, les étangs, les citernes, en un mot dans toutes les eaux stagnantes où les larves pouvaient se développer. Contre les fourmis. On prenait environ 30 grammes de sucre ordinaire dans lequel on incorporait de l'essence de térébenthine, de manière à donner au mélange la consistance d'une pâte peu épaisse. On déposait ensuite ces soucoupes dans les endroits envahis, dans les plates-bandes ou au pied des arbres attaqués. Les fourmis, très friandes et d'un odorat très subtil, venaient en rangs serrés dévorer le sucre ; mais comme elles absorbaient en même temps l'essence de térébenthine, elles ne tardaient pas à se tordre dans des convulsions et à expirer. Pour éloigner les fourmis des arbres fruitiers, on donnait au tronc une couche circulaire de quelques centimètres de largeur d'huile de chanvre mélangée à de la suie de cheminée. Quand on répandait de la sciure de bois sous les arbres, les fourmis n'en approchaient pas. Pour les détruire, aussi bien dans les appartements que dans les champs, il suffisait de semer dans les endroits qu'elles fréquentaient du marc de café (le résidu de café que l'on jette) : les fourmis le mangeaient avec délices, et c'était pour elles un poison violent. Pour nettoyer les cartes à jouer, on prenait du pétrole et des jaunes d'œufs en parties égales (autant de l'un que de l'autre), on battait bien le tout ensemble, puis on lavait les cartes à l'aide d'un morceau de flanelle et on les faisait sécher aussitôt. Pour conserver la fraîcheur des fleurs coupées, on mettait la tige des fleurs fraîchement coupées dans un vase où l'on avait versé 15 grammes de sel ammoniac par litre d'eau ; on les conservait ainsi au moins quinze jours dans leur première fraîcheur.
Voir le verbatim OCR original (non corrigé)
Il est des insectes comme le puceron lanigère du pommier, qui sont protégés contre les liquides insecticides par une couche cireuse impénétrable par l'eau. Mais cet enduit protecteur est rapidement litfulI%slÉ dissous ajgrivÀ pétrole. ê&îMMq ;, mm-û v.4$M&ite atteint iMdeeBMdhib ef ££m- tjjfluivpètrole, t&ûtèwmwlaihtâ m mvfoim psjiJîeauf peut evenijPrUjoe substance d'ajtet plue, précieuse qu'elle est îdlune efficacement? „ marquable, d un ; prix très réduit et d'un, emploi sans danger, pour les plantes qu'il s'agit i4e sauvegarder. ; ; iU,. ;,- ï-tj. Voici une recette recommandée pou la pré-, paration du pétrole émulsionné : elle peut être -employée en pulvérisation sur le feuillage des plantes en application au pinceau et à l'éponge, pu elle tiûomplie des parasites végétaux les plus tenaces.. Dans 100 grammes d'4au tiède, faire dissoudre 100 grammes de savon noir en pâte. Dans cette première solution, verser goutte à goutte 100 grammes de pétrole en même temps qu'on agite vivement le mélange avec un balai de fil de fer. Ce procédé est absolument analogue à celui qu'emploient les ménagères pour faire les mayonnaises. L'émulsion obtenue peut ensuite être employée avec 50 fois son volume d'eau et quelquefois davantage. Si au lieu d'eau on y ajoute une solution nicotinée. telle que celle que l'on obtient par l'emploi des jus de tabac cédés par les manufactures de l'Etat, on constitue l'insecticide le plus apte à être employé en horticulture. l'OUR DÉTRUIRE LES MOUSTIQUES qu'à verser, tous les quinze jours, un 11 n'y, a peu de pétrole dans les mares, les étangs, les citernes, eu uu mot, dans toutes les eaux stagnantes Ou les.larves peuvent se développer. fruits ; antei Moiât iiftl jr autflrèmêdefeféa Htolplë% alirÉAeu jouteuÀ. '11 >Onûe, meîit a mettre tmimmm >pêtm mi£mpé?$h âiitrlifetièMfte onl&ve environ-SB gammes $e - idinairetÂans laquelle on incorpore de l'essence térébenthine. On donne à ce mélange la consistance d'une pâte peu épaisse, et l'on dépose ensuite ces soucoupes dans les endroits envahis, dan les plates-bandes ou au pied des arbres attaqués. ?,> Les fourmis, très friandes, et d'un odorat trè subtil, viennent en rangs serrés pour dévore Je sucre ; mais comme en même temps elles bit absorbé l'essence de térébenthine, elles ne tarderont pas à se tordre dans des convulsions et à expirer. Pour éloigner les fourmis des arbres fruitiers, on donne au tronc une couche circulaire de quelques centimètre de largeur d'huile de chanvre mélangée à de liv suie de cheminée. Quand on répand de la sciure de bois sous les arbres, les fourmis n'en approchent pas. Pour détruire les fourmis, aussi bien dans les appartements que dans les champs, il suffit de semer dans les endroits qu'elles fréquentent du marc de café (le résida de café que l'on jette), les fourmis le mangent avec délices et c'est un poison violent pour ellei. Pour nettoyer les oartes à jouer Prenez du pétrole et des jaunes d'oeufs en parties égaies (autant de l'une que de l'autre), battez bien le tout ensemble, puis Laves avec cela les cartes à l'aide d'un morceau de flanelle et faUes-lee aécher de suite. Va moyan de conserver la fraîcheur ; -t H ;. aux fleir$ occupées,. s% ; ; ! if Mettez la tige de vosi fleurs fraîchement cou- = pées dans un vase où vousu aurez eu soin die verser 15 grammes de sel ammoniac par litre d'éau ; vous les conserverez au moins quinze jours dans leur première fraîcheur. Pour conserver
