Maladie · MAL030
Obésité
Source : Beauvillard, Le Médecin des Pauvres (1912), p. 183.
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- Catégorie
- Général
Description / Symptômes
L'obésité, ou embonpoint excessif, était réputée altérer la santé. On considérait qu'elle détruisait l'harmonie des formes, faisait vieillir avant l'âge et appauvrissait le sang ; on disait aussi qu'elle émoussait la sensibilité. Cet état était jugé pénible pour l'homme et affligeant pour la femme, dont il effaçait la grâce, le charme et l'élégance. La femme qui voyait ses traits s'empâter, ses hanches épaissir et son ventre grossir s'en chagrinait, et avait souvent recours, comme la plupart des obèses, à des drogues réputées malfaisantes qui dérangeaient l'estomac. D'après une statistique de l'époque, un professeur de la Faculté de Paris aurait montré qu'un grand nombre d'affections de l'estomac constatées chez les obèses avaient été provoquées par l'usage de spécialités malsaines vantées chaque jour dans les journaux.
Traitement(s) recommandé(s)
Traitement ordinaire : on cherchait à corriger cet état par un régime sévère et une bonne hygiène. On évitait les farineux, on mangeait plus de croûte que de mie et on buvait peu au repas (un litre de liquide au maximum par vingt-quatre heures). On prenait chaque jour trois ou quatre tasses de tisane de marrube. Traitement spécial : on attribuait la rareté de l'obésité chez certaines populations à la consommation fréquente d'un thé particulier, employé au Brésil et en Angleterre, dont on disait qu'il donnait de bons résultats et qu'on en buvait trois à quatre tasses par jour selon le degré d'obésité.
Texte du livre
Texte transcrit depuis l’OCR d’origine (7 corrections appliquées sur les coquilles systématiques).
L'obésité, ou embonpoint excessif, était réputée altérer la santé : on considérait qu'elle détruisait l'harmonie des formes, faisait vieillir avant l'âge et appauvrissait le sang, et qu'elle émoussait la sensibilité. Cet état était jugé pénible pour l'homme et affligeant pour la femme, dont il effaçait la grâce, le charme et l'élégance. La femme qui voyait ses traits s'empâter, ses hanches épaissir et son ventre grossir avait souvent recours, comme la plupart des obèses, à des drogues réputées malfaisantes qui dérangeaient l'estomac. D'après une statistique de l'époque, un professeur de la Faculté de Paris aurait montré qu'un grand nombre d'affections de l'estomac constatées chez les obèses avaient été provoquées par l'usage de spécialités malsaines vantées dans les journaux. Le traitement ordinaire consistait en un régime sévère et une bonne hygiène : éviter les farineux, manger plus de croûte que de mie, boire peu au repas (un litre de liquide au maximum par vingt-quatre heures) et prendre chaque jour trois ou quatre tasses de tisane de marrube. On recommandait aussi un thé particulier, employé au Brésil et en Angleterre, dont on buvait trois à quatre tasses par jour selon le degré d'obésité.
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(Obesitatem) L'obésité ou embonpoint excessif altère la •anté. Non seulement robésité détruit la beauté des formes, mais elle vieillit avant l'âge et appauvrit le sang. On dit que l'obésité émousse la sensibilité. Si cet état est un bien gros ennui pour l'homme, 11 est affligeant pour la femme dont 11 efface la grâce, le charme et l'élégance. j ; ïîà femme qui voit ses traits s'empâter, ses hanches épaissir et son ventre grossir, se ch gre à juste titre ; elle a recours (c'est le cas de tous les obèses d'ailleurs) à l'absorption de drogues malfaisantes qui détraquent r estomac. D'après une statistique récente, un professeur de la Faculté de Paris a démontré qu'un nombre considérable d'affections de l'estomac cens tatéeg chez les obèses avaient été déterminées par l'usage de spécialités malsaines dont les journaux préconisent chaque jour les vertus. f Obèses, tenez-vous sur vos gardes l Traitement ordinaire. •- On peut parer à cet état nuisible par un régime sévère et une bonne hygiène. Eviter les farineux, manger plus de croûte Sue de mie et boire peu au repas (un litre de qui de au maximum par 24 heures). Çrendre chaque jour trois ou quatre tasses de tisane de marrube. Traitement spécial - Rarement on voit les At dais obèses. Cela tient surtout à la consomma- Bon fréquente d'un thé particulier employé au Brésil et en Angleterre. Nous ne saurions trop le recommander aux personnes obèses ou g celte susceptibles de le devenir. Il donne des résultats trè appréciables. Nous le tenons à la disposition, de notre honorable clientèles Son emploi est absolument inoffensif. ïl faut en boire trois à quatre tasses par jour suivant le degré d'obésité. Prix de la boîte de Thé du Brésil : 4 francs franco par la poste contre mandat de 4fr.25. PANARIS, TOURNIOLE, MAL BLANC, MAL D'AVENTURE, FURONCLE Le panaris est une tumeur qui se développe sur le doigt, il se manifeste par une douleur vive acompagnée d'une démangeaison et d'un gonflement rosé et luisant, qui est bientôt suivi d'un soulèvement de la peau et d'une humeur sanguinolente. Il faut de suite retirer les bagues du doigt, sans cela le doigt tomberait en gangrène. Au début, tâcher de faire avorter le panaris ; pour cela, bien souvent il suffit de prendre un oeuf de poule frais, couper le bout de l'oeuf, y.. enfoncer le doigt malade et attacher le tout avec un foulard, l'oeuf est cuit en quelques heures par la douleur qui cesse bientôt, et le panaris n'a pas de suites. # Ordinairement, la douleur cesse en quelques minutes en trempant le doigt malade dans l'alcool camphré. Un remède bien populaire dans les campagnes consiste à couper une grosse figue sèche en deux, la faire tremper dix minutes dans du lait tiède et l'appliquer, côté chair, sur la partie malade ; l'effet maturatif ne se fait pas attendre, et en continuant quelques jours ce traitement, le pnnarii disparaît sans laisser de traces. Autre. - Mettre une sangsue à deux doigts de distance du panaris ou furoncle et bien faire couler le sang après. s TOI a r %Lùïth F= Piler de l'herbe de mille-feuilles, m faire'.une pommade avec de la graisse douce et du camphré et en appliquer un cataplasme sur le panaris. Au bout de dix à douze jours, quand on Je défait, le panaris sort comme un fil de laine de 40 à 50 centimètres de long. C'est le plus sûr remède. Autre. - Faire tremper pendant deux heures dans de l'eau-de-vie très forte uti cigare de dix centimes. Bien envelopper la partie souffrante.vec tes feuilles du cigare
Liens croisés
Questions fréquentes
Comment soignait-on obésité autrefois ?
Traitement ordinaire : on cherchait à corriger cet état par un régime sévère et une bonne hygiène. On évitait les farineux, on mangeait plus de croûte que de mie et on buvait peu au repas (un litre de liquide au maximum par vingt-quatre heures). On prenait chaque jour trois ou quatre tasses de tisane de marrube. Traitement spécial : on attribuait la rareté de l'obésité chez certaines populations à la consommation fréquente d'un thé particulier, employé au Brésil et en Angleterre, dont on disait qu'il donnait de bons résultats et qu'on en buvait trois à quatre tasses par jour selon le degré d'obésité.
Quelles plantes étaient utilisées contre obésité ?
Marrube, Mille-Feuilles
