Le Médecin des Pauvres

Maladie · MAL021

Douleurs

Source : Beauvillard, Le Médecin des Pauvres (1912), p. 168.

Informations

Catégorie
Articulations / Douleur

Description / Symptômes

Douleurs fixes et localisées : lumbago (douleur dans les reins), douleur dans un genou ou aux épaules, ainsi que les douleurs rhumatismales et la goutte. Ces affections étaient traitées localement et par voie interne.

Traitement(s) recommandé(s)

Traitement ordinaire. Dans de nombreuses régions, on traitait les douleurs fixes localisées (lumbago, douleur d'un genou ou des épaules) avec des feuilles de chou que l'on faisait bouillir avec du lait jusqu'à ce que le lait et le chou ne forment plus qu'une marmelade ; on l'étendait sur un morceau de toile ou de flanelle que l'on appliquait ensuite bien chaud sur la partie souffrante. On retirait cet emplâtre au bout d'une dizaine d'heures. Pour les douleurs rhumatismales et la goutte, on faisait bouillir chaque matin 120 grammes de racines sèches de bardane dans deux litres d'eau ou de bière pendant cinq minutes. On passait cette tisane, on la tenait au frais et, dans la journée, on en buvait un verre ordinaire lorsqu'on avait soif, à raison d'un litre au moins par jour. On considérait aussi la liberté du ventre comme importante. À l'extérieur, on pratiquait des frictions matin et soir avec un onguent à base de graisse de marmotte. On insistait sur le fait qu'il fallait agir à la fois et en même temps à l'intérieur et à l'extérieur.

À explorer : douleurs et articulations : remèdes traditionnels · les remèdes naturels.

Texte du livre

Texte transcrit depuis l’OCR d’origine (12 corrections appliquées sur les coquilles systématiques).

Traitement ordinaire. Dans de nombreuses régions, on traitait les douleurs fixes localisées, telles que le lumbago (douleur dans les reins), une douleur dans un genou ou aux épaules, avec des feuilles de chou que l'on faisait bouillir avec du lait jusqu'à ce que le lait et le chou ne forment plus qu'une marmelade. On l'étendait sur un morceau de toile ou de flanelle que l'on appliquait ensuite bien chaud sur la partie souffrante. Lorsqu'on retirait cet emplâtre au bout d'une dizaine d'heures, la douleur était réputée disparue. Pour les douleurs rhumatismales et la goutte, le moyen réputé pour les calmer et les guérir avec le temps consistait à faire bouillir chaque matin 120 grammes de racines sèches de bardane dans deux litres d'eau ou de bière pendant cinq minutes. On passait cette tisane, on la tenait au frais et, dans la journée, on en buvait un verre ordinaire lorsqu'on avait soif, à raison d'un litre au moins par jour. Comme on estimait que la liberté du ventre influait beaucoup sur les douleurs, on recommandait de veiller au transit. À l'extérieur, on pratiquait des frictions matin et soir avec un onguent à base de graisse de marmotte. On insistait sur le principe d'agir à la fois et en même temps intérieurement et extérieurement. Engelures, gerçures, crevasses. On prenait un pied de céleri entier que l'on faisait bouillir une heure dans environ trois litres d'eau ; on lavait soir et matin les parties malades avec cette tisane, la guérison étant réputée survenir en six ou huit jours. Autre remède : dans un litre de lait, on faisait bouillir environ dix minutes une grosse poignée de feuilles de bouillon-blanc ; avant de se coucher, on lavait bien les parties malades sans les sécher. Entorses, foulures. Traitement ordinaire : pour empêcher l'enflure, on plongeait, aussitôt l'accident survenu, la partie blessée pendant quelque temps dans de l'eau froide dans laquelle on faisait dissoudre 80 grammes d'extrait de saturne, puis on l'enveloppait de compresses d'eau-de-vie camphrée. Quand on avait pu éviter l'enflure, on combattait l'inflammation avec des émollients, tels que des cataplasmes de farine de graine de lin ou de racine de guimauve. Le repos complet de la partie malade était jugé nécessaire, ainsi que la diète et les boissons rafraîchissantes.
Voir le verbatim OCR original (non corrigé)
Traitement ordinaire. - Dans une infinité de régions, on guérit les douleurs fixes localisées, telles que : lumbago (douleur dans les reins), douleur dans un genou ou sur les épaules, etc., avec des feuilles de chou que l'on fait bouillir avec du lait jusqu'à ce que le lait et le chou m forment qu'une marmelade que l'on étend shr un morceau de toile ou de flanelle et qfil l'on applique ensuite bien chaude sur la partie souffrante. Quand on enlève cet emplâtre au bout de dix heures, la douleur esl disparue, Pour les douleurs rhumatismales, la goutte, etc., le meilleur moyen de les calmer de suite et de les guérir avec le temps consiste à faire bouillir chaque maun 120 grammes de racines sèches de bardane dans deux litres d'eau ou de bière pendant cinq minutes. On passe cette tisane, on la tient au frais et, dans la journée, çmand on a soif, on en boit un verre ordinaire On litre au moins par jour. Traitement spécial. - Comme la liberté du ven tre influe beaucoup sur les douleurs, avoir soin de boire du Thé des Chartreux. Voilà pour l'inlé rieur. Quant à l'extérieur, des frictions maun et soir avec un onguent à base de Graisse a% marmotte donnent des résultats merveilleux, mê me dam les cas les plus rebelles et les pl m 4$ MMBiMAi mmm. r il faut bleu rèniâruef Qiië 1%U iife va pHttlô l'autre et qti'il faut agir fi la ïdis et eh même temps intérieurement et extérieurement. Prix du Thé des Chartreux, 2fr.50 ; franco par la poste, 2 fr. 75. Prix du pot de Graisse de marmotté, 2fr.50 ; franco par la poste, 2fr. 75. Voir a là Table des Matières, Liqueur Anti- Rhumatismale.,. i ENGELURES, GERÇURES, CREVASSES Prendre un pied de céleri tout entier, le faire bouillir une heure dans environ trois litres d'eau. Bien laver soir et matin, avec cette tisane, les parties malades. Guèrison en six ou huit jours Autre remède. - Dans un litre de lait, faites bouillir environ dix minutes.une grosse poignée de feuilles de bouillon-blanc. Avant de vous mettre au lit, lavez bien les parties malades et ne les séchez pas. Vous obtiendrez un soulagement dès la première fois et en moins de huit jours vous serez radicalement guéri ENTORSES, FOULURES, etc. Traitement ordinaire. - Pour empêcher l'enflure, il faut, aussitôt l'accident arrivé, plonger pendant quelque temps la partie blessée dans de l'eau froide dans laquelle on fait dissoudre 80 grammes.d'extrait de saturne, puis l'envelopper de compresses d'eau-de-vie camphrée. Quand on a pu éviter l'enflure, on combat l'inflammation avec des émollients, tels que cata- Slasntés dé iàrîne de gndfre de Un ou d'racine e guimauve. Le renps complet de la partie ma- îâde est nécessaire, &ltm que la diète t des boissons rafraîchissantes. Traitement spécial - Dans tous les cas de dU leurs, d'entorses, de foulures, nous ne saunas trop recommander l'usage de VOngmnt Graisse de marmotte, dite miraculeuse. lî Ce médicament qui, par son nom seuL Êl i rire ceux qui ne 1 ont jamais employé, doàue des résultats merveilleux. i Prix du pot, 2fr. 75, franco par la poste, niaji? dat ou timorés adressés à'Fêron et Beauvillari directeurs-propriétaires de l'ancienne Maison L, Peyronnet, 21, rue de Lyon, et 32, rue Grémieux, à Paris.

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Questions fréquentes

Comment soignait-on douleurs autrefois ?

Traitement ordinaire. Dans de nombreuses régions, on traitait les douleurs fixes localisées (lumbago, douleur d'un genou ou des épaules) avec des feuilles de chou que l'on faisait bouillir avec du lait jusqu'à ce que le lait et le chou ne forment plus qu'une marmelade ; on l'étendait sur un morceau de toile ou de flanelle que l'on appliquait ensuite bien chaud sur la partie souffrante. On retirait cet emplâtre au bout d'une dizaine d'heures. Pour les douleurs rhumatismales et la goutte, on faisait bouillir chaque matin 120 grammes de racines sèches de bardane dans deux litres d'eau ou de bière pendant cinq minutes. On passait cette tisane, on la tenait au frais et, dans la journée, on en buvait un verre ordinaire lorsqu'on avait soif, à raison d'un litre au moins par jour. On considérait aussi la liberté du ventre comme importante. À l'extérieur, on pratiquait des frictions matin et soir avec un onguent à base de graisse de marmotte. On insistait sur le fait qu'il fallait agir à la fois et en même temps à l'intérieur et à l'extérieur.

Quelles plantes étaient utilisées contre douleurs ?

Bardane, Bouillon-Blanc, Mauve

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⚠ Avertissement. Site purement documentaire et historique qui ne donne aucun conseil médical. Plusieurs plantes mentionnées (aconit, belladone, digitale, pavot, jusquiame, bryone…) sont des poisons violents. Toujours faire ses propres recherches et ne jamais s’auto-médiquer : consultez un médecin ou un pharmacien.